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Le Regard d'Ulysse / Aprile / The Navigators



9ème Forum du Cinéma Indépendant du 24 au 30 mars


9ème Forum du Cinéma Indépendant
du 24 au 30 mars
Le Regard d'Ulysse
film grec de Théo Angelopoulos (1995)
avec Erland Josephson, Thanassis Vengos, Maia Morgenstern, Harvey Keitel
durée : 2 h 56 - couleur - vostf
Grand Prix du Jury Festival de Cannes 1996

Cinéaste grec exilé aux Etats-Unis, A. revient dans sa ville natale pour la projection d'un de ses films, violemment controversé. Mais il est surtout en quête des bobines mythiques du tout premier film des frères Manakis qui, à l'aube du cinéma, arpentèrent les Balkans. Un long voyage à la recherche de ces images oubliées s'engage...

Le Regard d'Ulysse est une splendide et pessimiste réflexion sur l'état du monde et du septième art. "L'âme aussi, si elle veut se reconnaître, devra se regarder dans une âme", dit un carton au début du film, citant Platon. Il y a, sans conteste, une "âme" de cinéaste aux commandes du Regard d'Ulysse, et qui cherche à s'offrir aux âmes perdues de son monde, les habitants des Balkans, comme les spectateurs de partout. C'est le miroir, le système de réflexion, aux deux sens du mot, qui est faussé, émietté par la guerre et brouillé par la communication.
Jean-Michel Frodon, Le Monde


Aprile
film italien de Nanni Moretti (1998)
avec Nanni Moretti, Silvio Orlando, Sylvia Nono
durée : 1 h 18 - couleur - vostf

Nanni Moretti est consterné par la victoire de Berlusconi aux élections de 95. Il traverse une dure période d'inspiration et hésite entre un documentaire politique et le tournage d'un vieux projet, une comédie musicale.

Aprile est un événement . Pour ses contemporains d'abord, car Moretti demeure l'un des meilleurs sismographes des tremblements et des fractures de la société d'aujourd'hui. Pour lui-même ensuite : il revient à l'écran comme personnage de sa propre vie et de son propre cinéma. Pour le cinéma enfin, car Aprile propose une expérience très osée du récit, ou comment faire un film avec des phobies, des hésitations, des pensées, un "work in progress" permanent et passionnant.
Cahiers du cinéma

En partenariat avec l'Association des professeurs de langue vivante (APLV)

The Navigators
film anglais de Ken Loach (2001)
avec Dean Andrews, Thomas Craig, Joe Duttine, Steve Huison
durée : 1 h 36 - couleur - vostf

Paul, Mick, Len et Gerry s'occupent de l'entretien des voies au dépôt des chemins de fer de Sheffield. Lorsqu'on leur apprend la privatisation de leur secteur et les soi-disant avantages qu'ils vont en tirer, tous quatre restent sceptiques.

Ken Loach analyse avec humanité les conséquences absurdes et dramatiques de la privatisation des chemins de fer britanniques en s'attachant au désarroi d'une équipe d'entretien des voies, passée de l'aristocratie ouvrière à la précarité.
Thomas Sotinel, Le Monde

Des interprètes qui, réinventant la dynamique de groupe des cheminots, savent dédramatiser les situations de grande détresse. Des comédiens étourdissants de naturel, qui font preuve d'autodérision. La dénonciation cinglante du tout libéral n'en a que plus de force.
Franck Garbarz, Positif



Source Texte : La Rose Des Vents (http://www.larosedesvents-scenenationale.com)

Genre :
Thème(s) : cinéma,
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) :
Passage(s) : Cinéma Le Méliès Villeneuve d'Ascq ,
Source Artishoc : La Rose Des Vents - http://www.larosedesvents-scenenationale.com

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