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Les Ballets C. de la B.
Just another landscape for some juke-box money
En 1984, Alain Platel, orthopédagogue de formation mais surtout empreint d'une envie irrésistible de faire du théâtre, mit sur pied la production Stabat Mater dans sa propre salle de séjour avec l'aide de quelques amis.
A son grand étonnement, plusieurs programmateurs le portèrent, aux nues, si bien qu'il finit par y prendre goût. En 1986, la compagnie relativement dissolue se baptisa “Les Ballets Contemporains de la Belgique”, une allusion un brin provocatrice à l'absurde situation communautaire et à l'esthétique alors copieusement répudiée du ballet académique. Ils purent d'emblée être classés dans la galerie du “Surréalisme belge” qui, depuis des décennies, parvient régulièrement à semer une confusion savante dans la distinction entre l'art “majeur” et l'art “mineur”. Leurs pièces n'intégraient en effet ni récits ni structures (de danse) ingénieuses. La fragmentation d'une discipline rigide et l'attention envers les mouvements quotidiens cadraient plutôt avec le concept des “arts de podium” des années quatre-vingt, tandis que le contenu consistait souvent en situations humaines (banales) très reconnaissables qui, pour une fois, n'étaient pas soumis à l'ironie ou à la “dissection”. D'où une certaine confusion parmi les critiques.
Après avoir rallié des partisans-adeptes pendant des années, la compagnie a soudainement percé sur la scène internationale avec Bonjour Madame, et jusqu'à présent, on peut même parler d'une “Platelmania”. Mais entre-temps, d'autres membres de la compagnie ont créé leurs propres œuvres. Les Ballets C. de la B. est un collectif de cinq chorégraphes, tous dotés d'une personnalité et d'une identité spécifiques. Cette structure en “compagnie de chorégraphes” a longtemps été unique en Flandre — il y a très peu de temps que d'autres compagnies telles que Rosas, Ultima Vez et Troubleyn commencent à produire les œuvres d'autres membres que le chorégraphe principal. Hans Van den Broeck se hissa à l'avant-garde des ballets en 1992, suivi par Koen Augustijnen, Christine De Smedt, Sam Louwyck et Sidi Larbi Cherkaoui.
Spectacles
Alain Platel : Bonjour Madame (1993), La Tristeza Complice (1995), Iets op Bach (1998) et Allemaal indiaan (1999)
Hans Van den Broeck : Everyman (1994), (They feed we) Eat, eat, eat (1996) et La Sortie (1999), Lac des Singes (2001)
Koen Augustijnen : To Crush Time (1997), Plage Tattoo (1999 - en collaboration avec le groupe de rock Zita Swoon) et Ernesto (2000) et Just another landscape for some juke-box money (2002).
Christine De Smedt : La Force fait l'Union fait la Force (1993), Escape Velocity (1998), 9x9 (2000)
Sidi Larbi Cherkaoui : Rien de Rien (2000).
En 1993, la compagnie fut agréée par le Ministère de la Communauté flamande.
Sans jamais avoir pratiqué le théâtre politique au sens strict, Les Ballets a toujours fait preuve d'un engagement singulier. D'une part, la troupe est la plus démocratique de son espèce ; d'autre part, sa composition est un véritable reflet de la société, davantage encore que celle de nombreuses autres troupes contemporaines. Ses membres ne sont pas de jeunes héros parlant un langage châtié, toujours justes et exécutant des mouvements parfaits, mais des gens ordinaires.
Les spectacles de danse sont des enchaînements d'instantanés, de mouvements simples, presque banals, changeant en bribes de danse. Ils sont souvent fragiles, balançant entre le néant et l'éloquent.
Source Texte : La Rose Des Vents (http://www.larosedesvents-scenenationale.com)
Genre : biographie
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Koen AUGUSTIJNEN (chorégraphe), Ballets C. de la B. (compagnie de danse),
Passage(s) :
Source Artishoc : La Rose Des Vents - http://www.larosedesvents-scenenationale.com
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